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=== Émergence politique des cocaleros === Apparue pour la première fois lors d'un congrès extraordinaire de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSTUCB) en 1988, la thèse dite de « l'instrument politique » défend la création d'un parti politique qui permettrait la participation des syndicats paysans au jeu électoral. À partir de 1991, elle devient l'une des revendications portée par les représentants des cocaleros, et, en 1994, elle est majoritaire au sein de la CSTUCB. Toujours en 1994, alors qu'il est l'un des dirigeants du mouvement syndical paysan, Morales est frappé par des policiers puis, accusé d’être « une menace pour la sécurité nationale », est incarcéré. pendant quelques jours. Sa grève de la faim le fait connaître dans tout le pays. Pendant l'ensemble de la décennie 1990, les nombreuses divisions persistant au sein des syndicats de planteurs de coca poussent cependant certains cocaleros à opter pour des stratégies d'alliance avec des partis politiques existants tandis que les fractions les plus radicales du mouvement paysan, comme certains kataristes, refusent tout bonnement le jeu électoral classique. Partagés entre la Gauche unie (Izquierda Unida) et le Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) de Jaime Paz Zamora, les syndicats paysans rejoignent aussi progressivement les groupes indigènes émergents tandis que se consolide un nationalisme cimenté par l'opposition à une politique anti-coca vécue comme une ingérence américaine.
Sources : fr.wikipedia.org
L'axe Pachakuti constitue en 1993 une première tentative de candidature autonome, qui obtiendra un élu (Félix Cárdenas Aguilar) à la Chambre des députés. En 1995, une grande partie du mouvement social se fédère autour de l'Assemblée pour la souveraineté des peuples (ASP). Elle fait campagne lors des élections législatives de 1997 avec la Gauche unie qui obtient quatre sièges, dont un remporté par Evo Morales.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Élection comme député === Au cours de la décennie, Morales devient ainsi l'une des figures reconnues du mouvement des cocaleros. Élu en 1996 à la tête des six fédérations de syndicats paysans de la région du Chapare, son implantation locale se concrétise en 1997 par une confortable élection au Parlement bolivien (plus de 70 % des voix). Sa notoriété grandissante lui permet de doter le mouvement social paysan de son « instrument politique » avec la création en 1998 de l'« Instrument politique pour la souveraineté des peuples » (IPSP). La difficulté administrative de fonder un parti le pousse, à l'occasion des élections municipales de 1999, à rejoindre le MAS qui bénéficie déjà d'une personnalité juridique. Autour de ce petit parti ouvrier à la faible audience va progressivement se fédérer une grande partie du mouvement social bolivien.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Expulsion du Parlement === Morales siège au Parlement sous les présidences de l'ex-dictateur Hugo Banzer et de Jorge Quiroga, alors que la campagne d'éradication de la coca s'intensifie avec le Plan Dignidad, lancé en 1998, qui affecte particulièrement le Chapare. Le député Morales dénonce une « militarisation » du conflit, et affirme en retour le droit des paysans à résister militairement aux troupes boliviennes qui tireraient sur les manifestants. En janvier 2002, des affrontements opposent durant quatre jours des cocaleros aux forces de sécurité dans la région de Cochabamba, faisant neuf victimes (cinq paysans, trois militaires et un policier). En raison du soutien de Morales aux revendications des cocaleros, la commission d'éthique du parlement le destitue peu après de son mandat législatif. En mai 2002, il dépose un recours devant le Tribunal constitutionnel pour violation de ses droits : selon lui, la présomption d'innocence, son droit à la défense et son immunité parlementaire auraient été injustement ignorés.
Sources : fr.wikipedia.org
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